Il m’aura fallu du temps pour intégrer cette idée, vraiment, pour que cette petite voix intérieure ne me dise plus, quand mes garçons n’avaient pas fait ce que je leur avait demandé : « T’es nulle, tu t’y prends mal ! Regarde, une fois de plus, ils ne t’ont pas écoutée. »  S’ensuivait, le plus souvent, une poussée de frustration et de colère… qui conduisait à des cris et des punitions pour arriver à mes fins.

Et puis, petit à petit, au cours de mon développement personnel, j’ai compris que ce n’était pas un cadeau que de laisser croire à mes enfants que j’étais parfaite moi-même. Tout d’abord, parce que la perfection n’est pas de ce monde, c’est une garantie d’insatisfaction que de se mesurer à elle. Ensuite, parce que c’est faux ! Je suis loin d’être parfaite, je l’ai accepté avec le temps, et mes enfants le savent bien. En reconnaissant mon imperfection, je suis cohérente et vraie, et je les laisse libres d’être imparfaits, cohérents et vrais… ouf !

Les études montrent qu’il y a un lien direct entre la façon dont les gens acceptent les autres et la façon dont ils s’acceptent eux-mêmes. Une personne qui s’accepte en tant que personne acceptera sans doute beaucoup des autres. Des personnes qui ne peuvent tolérer beaucoup de choses d’eux-mêmes trouveront en général difficile d’accepter ces mêmes choses chez les autres.

La grande question que nous devrions nous poser en tant que parent est : « Comment est-ce que je m’aime tel(le) que je suis ? »
Si votre réponse est « Je ne m’aime pas » alors cela vaut le coup pour vous d’investir du temps pour trouver le moyen de devenir plus satisfait par vos  propres accomplissements. Par le biais de mes consultations personnelles, je peux vous aider à retrouver confiance en vous, à vous réaliser dans ce sens. Les formations en communication et relation bienveillante au sein de la famille que je propose, peuvent vous aider à identifier vos besoins et les faire respecter tout en vous affirmant avec bienveillance. Les personnes ayant une haute acceptation d’elles-mêmes et une bonne estime de soi savent utiliser leurs talents, mettre à jour leur propre potentiel, accomplissent des choses qu’elles n’accompliraient pas sinon.
En s’acceptant tel que l’on est, en satisfaisant nos besoins par nous-même, nous ne dépendons plus de nos enfants pour notre accomplissement. Nous leur laissons ainsi la liberté d’être qui ils sont, dans toute la beauté de leur être. Nous leur laissons aussi la possibilité de se développer là où ils seront heureux de le faire.

Vaste programme ! L’acceptation commence donc par soi. Je ne suis pas parfaite et je le revendique. Je suis comme je suis ! Je raconte à mes enfants, quand c’est opportun ou qu’ils le demandent, mes imperfections, mes mésaventures, mes échecs… et ce que j’en ai appris. Ils adorent.

Quand je me donne la permission d’être imparfaite, je me donne aussi la possibilité de regarder en face ces choses que je pourrai mieux faire ; et donc, je m’offre la possibilité de progresser, de grandir. Quand j’ai communiqué de façon non adéquate avec l’un de mes enfants (eh oui, cela continue d’arriver malgré mes quelques années d’entraînement intensif), j’ai appris à revenir le voir pour lui dire que j’étais embêtée de lui avoir parlé comme cela. Cela nous permet de retisser le dialogue, de reparler du fond de façon plus apaisée, si besoin, et de renforcer la relation.
En s’acceptant tel(le) que l’on est, on permet ainsi à nos enfants, par effet miroir, de s’accepter tels qu’ils sont, de regarder leurs imperfections en face, et de décider ce qu’ils ont envie de faire évoluer.

Alors, sur le grand chemin de l’acceptation, qui veut encore être un parent parfait ?